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Et pourquoi donc des éléphants ?

Nos éléphants illustrent notre projet d’entreprise citoyenne  : donner aux éléphants l’envie de revenir à Roubaix en contribuant à modifier positivement l’image de la ville, que ce soit par nos réalisations professionnelles ou implications citoyennes.

Dans les années 80, notre entreprise (voir “un peu d’histoire”) était implantée au cœur du quartier de l’Alma Gare. Co-organisateur de la fête du quartier, nous en faisions le bilan un midi au restaurant du foyer de personnes âgées.

C’est alors qu’est sortie une idée délire  : et si nous faisions venir un éléphant  ! A cette proposition innovante, un des petits vieux, entre deux cuillerées de soupes, s’exclama : des éléphants, à Roubaix, ce n’est pas nouveau, il y en avait plein les rues  ! Nous avons tous regardé avec suspicion la soupe aux champignons au menu ce jour.

Enquête menée, il y avait bien eu des éléphants dans les rues de Roubaix, pas à la préhistoire mais au début du 19ème. Ils ont laissé des traces, dans les mémoires, dans les journaux et dans la ville…

En pleine épopée industrielle, les frères Vaissier héritent de “la savonnerie du Congo”. Personnages excentriques, résolument modernes se piquant d’orientalisme, tout les oppose aux capitaines d’industrie textile. Ils inventent la savonnette, découpant, parfumant et enrobant de papiers scintillants les gros blocs de savons d’alors.

Pour faire connaître leurs produits, ils boudent la réclame et inventent la publicité. Ils font venir un éléphant de Belgique, l’affublent aux armes de la fabrique, passent leurs employés au savon noir et les couvrent de plumes. C’est un cortège époustouflant qui parcourt les rues de Roubaix. Des nègres d’opérettes cornaquant l’éléphant et distribuant des échantillons de savonnettes chantent à tue tête avec le savon du Congo, vous ne ressemblerez plus à un négro  !!! Le succès et la fortune sont assurés.

les cavalques roubaisiennesLes frères Vaissier deviennent des industriels iconoclastes, des mécènes éclairés. Ils se font construire un incroyable palais “le Château Vaissier” à l’architecture orientaliste qu’ils voulaient porté par quatre éléphants. De cet édifice mégalomane ne restent plus que des photos et les pavillons orientaux du gardien et du jardinier (rue de Mouvaux).

 

Ce sont aussi les inventeurs des “Cavalcades roubaisiennes”  : ces manifestations ludico-commerciales. Celles de 1903 ont en partie financé la construction de l’hôpital de Roubaix. 20 000 figurants déguisés entourant les chars de toutes les corporations. Des “trains de plaisirs” bondés de Parisiens venant, à Roubaix, assister à ces délires. A chaque événement, Victor Vaissier invente un nouveau savon, un nouveau parfum sous la marque des “Princes du Congo” avec… l’éléphant pour emblème.

A cette époque épique, Roubaix était connue du monde entier. Des empires industriels s’y créaient, La REDOUTE envoyait son premier catalogue, Jules Guesde était son député, Van Der Meersch obtenait le Goncourt. Roubaix était fière  ! Et puis la crise du textile et son lot de misère est arrivée, la ville s’est dégradée, recroquevillée, abandonnée. Les éléphants avaient déserté Roubaix.

Dès lors, les efforts et les initiatives des acteurs locaux étaient vains, la ville avait désespérément mauvaise image  !

L’équipe de salariés des années 80, s’était donnée comme projet de contribuer à redonner bonne image à Roubaix, que ce soit par ses travaux, ses initiatives ou ses implications citoyennes. Un objectif : redonner envie aux éléphants de revenir à Roubaix.

les nains de jardins qui défilentIl ne suffisait pas de faire défiler quelques pachydermes. Il était question de modifier durablement la perception de la ville, par ses habitants, par la terre entière en apportant notre touche de couleurs, notre sens de la formule, nos implications à toutes les initiatives municipales et associatives qui allaient dans le bon sens.

 

Des quartiers ont produit de l’innovation sociale, des chantiers se sont fait école d’insertion, des cavalcades ont réanimé le cœur de ville, les couleurs du monde se sont affichées, le tissage et métissage sont devenus une marque de fabrique, la notoriété nationale a émergé de la Piscine, l’initiative et l’emploi ont trouvé leur maison, les nanas d’ici et d’ailleurs donnent de la voix, la propreté se traite avec vivacité, c’est sur une friche abandonnée que l’union se sème, des nains de jardin défilent chaque 32 mars…

Et les éléphants sont vraiment revenus !.
Pour l’inauguration de beau Musée La Piscine, c’était un bel éléphant qui accueillait les invités. Sur un concept de Résonance, la ville a relancé les CAVALCADES : une animation ludico-commerciale qui signait la rentrée (3 éditions). Pour la première édition, ce sont des éléphants qui était le coeur de la fête.

du vrai éléphant

prosternation d'éléphants

 

ici, on était tellement ailleurs que l’on était vraiment fiers d’être Roubaisiens.

Dans les années 2000, nos rapports avec la ville de Roubaix se dégradent. L’Agence quitte Roubaix pour rejoindre le cluster solidaire initiativesEtcité à Lille. Nous y laissons quelques traces et des couleurs, nous y gardons beaucoup d’amis. Des roubaisiens s’interrogent encore sur ces éléphants qui ont marqués Roubaix. Un autre jour peut-être !

Pourquoi travailler avec une SCOP ?

Résonance est une Scop !
C’est une entreprise classique, originale par sa gouvernance interne qui veut que ses salariés soient aussi ses associés. Les salariés-associés de l’entreprise apportent et détiennent la majorité du capital

Le projet collectif prime sur les intérêts individuels  : chaque salarié-associé dispose d’une voix égale pour décider des stratégies de l’entreprise et élire le gérant de la Sarl. Notre capital est un moyen pour entreprendre, investir et pérenniser les emplois, pas pour spéculer. La répartition des bénéfices est équitable : une partie reste dans l’entreprise et devient impartageable (les réserves), le reste est réparti entre tous les salariés sous forme de participation. Nos emplois et notre activité sont ancrés sur notre territoire : la délocalisation n’a pas de sens pour une société coopérative qui ne peut être (r)achetée. En France, plus de 2000 entreprises sont des sociétés coopératives dont 190 œuvrant dans l’ensemble des métiers de la communication.

En confiant vos travaux à une société coopérative vous faites :

du développement local durable en favorisant des emplois durables et qualifiés pour votre territoire,

du commerce équitable en garantissant des revenus corrects et un partage équitable du bénéfice au profit des personnes directement impliquées par la production,

de l’économie citoyenne en investissant dans des acteurs économiques impliqués dans leur cité.

“Coopératif, bien plus qu’un statut, c’est un état d’esprit !”

 

C'est quoi notre histoire ?

Plus qu’une agence de communication, Résonance, c’est une aventure humaine, professionnelle et citoyenne partagée par une équipe depuis 30 ans.

1979  C’est dans le quartier de l’Alma-Gare que notre histoire prend ses racines. Un quartier bouillonnant de luttes urbaines et d’utopies autogestionnaires. L’imprimerie inter-associative ALMAG’ART, c’est déjà nous. Sans le savoir, nous avions créé l’une des premières entreprises d’insertion en accueillant et formant au métier d’imprimeur des jeunes du quartier.

la naissance à l'alma-gare7 à 13.09.17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1982  Nous installons nos ateliers dans la “rue piétonne” du nouveau quartier, la fierté des urbanistes et prenons le nom de PAROLES.

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1988  Par manque de finances nous devons fermer la partie imprimerie. Elle est compensée par le développement du studio graphique et un département conseil. C’est sous la marque de Et si… l’Agence que nous nous installons rue de Roubaix… à Lille.

 

 

1998  Retour à Roubaix et transformation en Scop (Société coopérative et participative). C’est d’un grand grenier-loft donnant sur la Grand’Place que RESONANCE apporte ses couleurs.

l'équipe dans le jardin

2007  Nous investissons une belle maison avenue Gustave Delory, donnant sur un grand jardin. Jalouse de notre belle situation, l’EDHEC et ses 4000 étudiants viennent s’installer juste en face.

2010  C’est la crise ! Plus assez de boulot ! Les clients associatifs sont épuisés, des collectivités deviennent frileuses, les services de l’Etat se font la malle et nous ne sommes pas les seuls à lorgner du côté des entreprises du 4/40. Ça craint du boudin pour l’équipe. Plan de sauvegarde, redressement judiciaire… Trois des fondateurs(trices) prennent leur indépendance forcée. Dalila crée une entreprise avec son fils, Myriam obtient une formation d’un an à l’EDHEC pour devenir DAF, Samia ne sait pas trop ce qu’elle veut faire mais elle se forme à tout, surtout le Web. Bernard maintien la maison à flot avec les deux graphistes restants.

Samia, Dalila et Myriam n'en reviennent pas que le plus vieux des éléphants parte refaire sa vie sans elles

Samia, Dalila et Myriam n’en reviennent pas que le plus vieux des éléphants parte refaire sa vie sans elles

2012 C’est la scop MULTICITE qui a repris sous son aile l’équipe. resonance.coop devient son département communication en attendant de pouvoir retrouver sa pleine autonomie.

Depuis, résonance.coop anime le pôle communication du cluster initiativesETcité

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